Réseau djihadiste francophone: pas de danger direct pour la Suisse

Selon Jean-Paul Rouiller, il n'y aurait actuellement pas de danger djihadiste direct en Suisse.

17 nov. 2015, 13:52
Le réseau "francophone" aurait pour plaque tournante la commune de Molenbeek (BEL).

Pour l'ex-membre du renseignement suisse Jean-Paul Rouiller, "il n'y a pas de danger direct actuellement" en Suisse de contagion du réseau djihadiste actif entre la Belgique et la France. Ce réseau "francophone" aurait pour plaque tournante la commune de Molenbeek, à Bruxelles (BEL).

En Suisse, selon lui, "il n'y a pas assez de personnes pour mener une opération" telle que celle perpétrée vendredi soir à Paris. Mais, prévient-il mardi dans les colonnes du Temps, "dans cinq ans, on pourrait se retrouver dans la même situation qu'à Paris".

Les kamikazes qui ont semé la terreur dans la capitale française appartenaient, selon lui, "à des réseaux historiques actifs depuis 2012", en contact avec Al-Qaïda, et "partis de France et de Belgique". Dans le cas des kamikazes de Paris, contrairement aux auteurs des attaques contre Charlie Hebdo en janvier, les terroristes "semblent cette fois-ci être passés par la Syrie".

Jean-Paul Rouiller note cependant que les premiers candidats au djihad sont précisément partis de Suisse vers la Syrie cette année-là. "Nous sommes clairement sur un tropisme franco-belge (...), ce sont des réseaux francophones", résume l'expert.

Aucune menace sur le match amical Autriche - Suisse

Le match amical de football mardi soir à Vienne entre l'Autriche et la Suisse ne donnera pas lieu à des mesures de sécurité exceptionnelles. Vendredi dernier, la vague d'attentats à Paris a d'abord frappé les abords du Stade de France lors du match France - Allemagne.

"Nous ne voulons rien dédramatiser", a déclaré mardi Bernhard Neuhold, directeur financier de l'association autrichienne de football. "Mais nous ne voulons pas dramatiser non plus la situation", a-t-il dit mardi.

Le porte-parole de la police viennoise, Thomas Keiblinger, a confirmé la même position. Selon lui, le match entre l'Autriche et la Suisse ne donne lieu à "aucune menace concrète".