Sex-tape: selon Karim Benzema, il s'agit d'un "gros malentendu"

Karim Benzema a qualifié son implication dans l'affaire de la sex-tape visant Mathieu Valbuena de "gros malentendu" lors de son audition du 5 novembre devant la juge.

02 déc. 2015, 09:42
L'attaquant vedette des Bleus a avoué n'avoir pas vu la fameuse vidéo.

Karim Benzema a évoqué "un gros malentendu" lors de son audition du 5 novembre devant la juge qui l'a mis en examen dans l'affaire du chantage présumé à la sex-tape visant Mathieu Valbuena, selon la retranscription du quotidien Le Monde mercredi.

Quand la juge Nathalie Boutard interroge le joueur sur sa perception des faits qui lui sont reprochés, Benzema répond: "Je pense que c'est un gros malentendu, tout ça". "Ce n'était que de l'aide, je n'avais rien d'autre derrière la tête, (pas) de chantage ou d'argent", répète à plusieurs reprises la star du Real Madrid.

L'attaquant vedette des Bleus avoue aussi ne pas avoir vu la vidéo. Quand la juge demande "pourquoi lui dites-vous (à Valbuena que vous l'avez vue) alors ?", Benzema répond: "Franchement je ne sais pas pourquoi je lui dis ça. La vidéo, je ne l'ai pas vue. Comme Karim (Zenati, ami d'enfance de Benzema écroué dans cette affaire) m'a dit que c'était une vidéo sérieuse, c'est ce que j'ai dit à Mathieu (Valbuena)".

"Je me suis fait un film par rapport à ce que m'avait dit Karim (Zenati), parce que je lui fais confiance et qu'il est mon meilleur ami. Je pense qu'il (Karim Zenati) l'a vue, car il m'en a parlé avec des détails", ajoute encore Benzema.

"C'est amical"

La juge demande ensuite à Benzema si c'est "vraiment un conseil d'ami de mentir sur l'existence d'une vidéo crédibilisant ainsi le chantage mis en oeuvre?". A cela, l'ancien joueur de Lyon rétorque: "Non, c'est pas ça. Je ne sais pas comment vous expliquer. Ce qui s'est passé, c'est un truc pourri, c'est n'importe quoi".

Benzema, confronté aux écoutes téléphoniques, avance encore: "De l'argent, j'en ai. Je n'en ai pas besoin. Karim (Zenati) non plus. Je lui en donne de l'argent, il est employé dans ma société. Après, au téléphone, on a abusé, je m'en veux de parler de cette manière, parce que c'est pas bien".

La juge l'interroge aussi sur le terme "tarlouze" utilisé au sujet de Valbuena lors d'un échange téléphonique: "Après, +tarlouze+, on peut le dire à tout le monde, à ses amis, à ses potes. Pour moi, pour la nouvelle génération, c'est amical. Ce n'est pas une question d'être inquiet ou je ne sais pas quoi, c'est juste énervé".

Comment tout cela a-t-il commencé? Le joueur explique qu'il déjeunait à Madrid avec Zenati quand "une personne est venue" lui "remettre un coussin Louis Vuitton": "Il m'offre le coussin. Je ne le connais pas. Il dit qu'il existe une vidéo sur Mathieu Valbuena, une vidéo chaude. Je lui ai dit: 'Arrête-toi tout de suite, je ne veux pas en entendre parler'. Cette personne est restée, on a continué à manger et après on s'est séparés".

Devant la juge, intriguée, Benzema ajoute: "Je ne l'ai pas invité, il est venu de lui-même, il connaît Karim (Zenati). Ensuite, je n'ai pas eu d'autres contacts avec cette personne".