"Quand on signe à Lausanne, ce n'est pas pour rester en LNB"

Le Saint-Preyard Benjamin Antonietti veut jouer en Ligue A avec le LHC.
07 août 2015, 11:13
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sports@lacote.ch

Auteur d'un but et un assist depuis le début du barrage de promotion /relégation en LNA (34 points au total cette saison) face à Langnau, l'attaquant du Lausanne HC Benjamin Antonietti (21 ans) avait rejoint le club vaudois durant l'exercice 2010-2011. Cette saison, le Genevois, qui vit à Saint-Prex, a prolongé son bail de deux ans supplémentaires à Malley. Il espère y évoluer en Ligue nationale A.

Benjamin Antonietti, comment allez-vous aborder l'acte numéro III, à Langnau?

On va s'y rendre avec la même mentalité dont on a fait preuve, samedi soir à Malley (ndlr, victoire 4-1) : en étant très agressifs. Je pense que ça va être la clé de la série. Les points faibles de Langnau sont ses défenseurs et son gardien; à nous de leur mettre la pression.

La prestation, lors de la deuxième manche samedi, vous a-t-elle davantage fait prendre conscience qu'il y a un bon coup à jouer?

C'est clair; on a engrangé un bon point au bout d'une prestation de qualité. Ça a rassuré tout le monde. On a vu qu'on n'avait pas seulement besoin de chance pour passer. Avec du travail, ça peut le faire aussi.

Mais finalement, vous n'avez fait que remporter une partie à domicile. Pas de quoi s'enflammer...

Tout à fait. Il y a 1-1 dans la série; le vestiaire reste concerné et concentré sur son objectif. Il reste encore cinq matches; c'est vraiment long et ça peut basculer dans un camp comme dans l'autre.

Avec la blessure de Colby Genoway, les joueurs suisses, dont vous, doivent encore plus prendre leurs responsabilités...

Tout le monde doit donner davantage, à chaque match. Plus on se rapproche de la fin, plus on doit s'investir. Après, les blessures font partie du jeu; Langnau doit également composer avec l'indisponibilité de plusieurs joueurs. De notre côté, on a pleine confiance en Jeff (ndlr, Ulmer, qui remplace Genoway) . En le voyant travailler tous les jours, on sait de quoi il est capable. L'absence de Genoway (ndlr, meilleur compteur du LHC) n'est pas un point aussi négatif que ce que la presse a pu en dire.

Avec 11 points en 15 matches, êtes-vous satisfait de votre rendement individuel durant les play-offs?

Les statistiques ne sont pas ce qu'il y a de plus important. Je suis surtout content de ma ligne, avec Gaëtan Augsburger et Eliot Berthon; on s'entend bien et si on arrive à marquer des buts, ce n'est que du bonus.

Vous avez disputé quelques matches de LNA avec Genève-Servette; vous réjouissez-vous de le faire éventuellement avec le LHC?

Bien sûr. Quand on signe à Lausanne, ce n'est pas pour rester en Ligue nationale B.

Vous avez été formé à Genève et votre frère (Eliot) y évolue actuellement. Où vous situez-vous dans la rivalité qui oppose, en tribunes surtout, les deux clubs?

Genève reste Genève; je ne peux pas renier d'où je viens. Je suis cette équipe car mon frère y évolue. Cependant, je me sens plutôt lausannois, actuellement. Quand on joue dans un club, on se donne à fond pour celui-ci.