Coronavirus: les mutants n’ont pas encore d’impact sur le taux de reproduction

Les nouveaux variants n’ont pas encore d’impact sur la valeur de reproduction du virus. Mais ce n’est qu’une question de semaines.

01 févr. 2021, 17:43
Les nouveaux variants n'ont pas encore d'impact sur le taux de reproduction du virus.

Le coronavirus mute et produit des variantes plus infectieuses. Afin d’éviter que le virus ne produise encore plus de mutants, il faut réduire le plus possible le nombre d’infections, selon la statisticienne de l’EPFZ Tanja Stadler. Actuellement, les mutants n’ont pas encore d’impact sur la valeur R.

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé dimanche que la valeur de reproduction du virus (valeur R) est de 0,97 pour le 21 janvier. R a donc augmenté depuis la mi-janvier.

Lorsque les contagions provoquées par les nouvelles variantes se situeront dans une moyenne à deux chiffres, nous verrons leur impact sur la valeur R.
Tanja Stadler, statisticienne de l’EPFZ

Les mutants ne sont toutefois pas responsables de cette hausse, a indiqué lundi Tanja Stadler. Comme la proportion des infections causées par la variante britannique est d’environ 10%, la valeur R est actuellement encore dominée par le virus d’origine. Le mutant sud-africain n’est apparu que sporadiquement dans des échantillons.

Impact sur la valeur R

«Mais lorsque les contagions provoquées par les nouvelles variantes se situeront dans une moyenne à deux chiffres, nous verrons leur impact sur la valeur R», a précisé celle qui est membre de la task force scientifique Covid-19 de la Confédération.

En utilisant des chiffres du canton de Genève, des chercheurs suisses ont calculé que les mutants britanniques et sud-africains seront dominants le 1er mars. Ils atteindront alors une fréquence de 82%, comme l’a indiqué l’épidémiologiste bernois Christian Althaus vendredi sur Twitter.

 

La variante brésilienne inquiète également Tanja Stadler. Ce mutant se répand dans des zones où la population devrait être immunisée en raison d’infections antérieures. Le risque de seconde infection pourrait donc augmenter.