Les consommateurs en guerre contre la Poste et ses autocollants "Publicité OK"

Les autocollants "Publicité OK" de la Poste fâchent les consommateurs. Les associations montent au créneau contre la distribution de 40'000 exemplaires dans les boîtes à lettres helvétiques.
25 août 2015, 16:09
La distribution, à large échelle, par la Poste, d'autocollants favorables à la publicité, fâche les consommateurs.

Les associations de protection des consommateurs contre-attaquent face à La Poste. Alors que cette dernière a lancé des autocollants "Publicité OK" à coller sur les boîtes aux lettres, les consommateurs ripostent par des autocollants gratuits "Stop publicité". Ils critiquent en outre vivement le géant jaune.

Quelque 40'000 clients de La Poste à Berne, Lausanne et Lucerne ont reçu du géant jaune pour leur boîte aux lettres un autocollant "Publicité OK", écrivent mardi la Fédération romande des consommateurs et son pendant alémanique la SKS. Cette initiative relance la problématique de la distribution de publicité non désirée.

Car lorsqu'un autocollant "Stop publicité" est apposé sur une boîte aux lettres, son propriétaire indique clairement qu'il ne souhaite pas de publicité. Or des clients ont reçu de La Poste une lettre qui leur laisse entrevoir, entre les mois de juillet et décembre, l'envoi d'échantillons. Mais pour les recevoir, il faut enlever l'autocollant "Stop publicité" ou le recouvrir avec un autocollant "Publicité OK".

L'intention de La Poste est claire, critique mardi la SKS dans un communiqué: le géant jaune espère que le plus de boîtes aux lettres possibles restent accessibles à la publicité après cette "campagne des petits échantillons". Car au final, la Poste encaisse de l'argent sur chaque envoi publicitaire.

L'association de protection des consommateurs s'indigne de la méthode agressive utilisée par La Poste pour pousser les consommateurs à accepter du courrier publicitaire non désiré. Le géant jaune semble ne pas pouvoir ou vouloir accepter la décision consciente de ses clients contre des envois publicitaires superflus, écrit la SKS.