Linguistique: «iel», mot de l’année 2021 en Suisse romande

Le mot «iel» est employé pour évoquer une personne, quel que soit son sexe biologique. En novembre, il a fait une entrée fracassante dans le dictionnaire «Le Robert».
07 déc. 2021, 10:52
En novembre, "iel" a fait une entrée fracassante dans le dictionnaire "Le Robert".

La pandémie continue à marquer le vocabulaire quotidien, mais le mot de l’année 2021 en Suisse romande est lié à l’identité de genre: il s’agit de «iel». Il devance les termes «précarités» et «variants», selon la Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW).



«Iel» est un nouveau pronom, c’est-à-dire un terme grammatical, une catégorie de mots dans laquelle les néologismes sont rares. «Il s’agit donc d’un remarquable phénomène linguistique, indépendamment de la question de sa légitimité», indique mardi le département de linguistique de la ZHAW.

«iel» dans une société qui évolue

En novembre, «iel» a fait une entrée fracassante dans le dictionnaire «Le Robert». La démarche a entraîné de fortes réactions. Il est défini comme un «pronom personnel sujet de la troisième personne du singulier et du pluriel». Le mot est employé pour évoquer une personne, quel que soit son sexe biologique. C’est le mot de l’année, car il nous confronte au changement et nous invite au débat.

«Variants», un pluriel évocateur

En deuxième position, le mot «précarité» était dans toutes les bouches en cette année de pertes d’emploi, de factures impayées, de fermetures d’enseignes et de personnel soignant éreinté. Les effets de la pandémie ont été évidents sur le vocabulaire de tous les jours des Romandes et des Romands.

Plus directement virologique, le pluriel «variants» a distingué 2021 de 2020. Après l’arrivée du Covid-19 en Europe l’an dernier, autorités et habitants ont commencé à compter les variants cette année et à leur donner des noms inspirés de l’alphabet grec.