Suisse: toujours plus de femmes décrochent leur diplôme, mais toujours dans les mêmes filières

Les femmes ont même devancé les hommes dans les hautes écoles. Elles sont toutefois surreprésentées dans les domaines de la santé, des sciences humaines et sociales, du travail social et de l'enseignement.
30 juin 2016, 14:53
Les femmes sont toujours plus présentes dans les universités, mais toujours dans les mêmes filières.

Les jeunes femmes sont plus nombreuses à décrocher un diplôme universitaire et elles ont même devancé les hommes parmi les lauréats des hautes écoles. Mais le choix des filières reste toujours largement tributaire du sexe, constate l'Office fédéral de la statistique (OFS).

En matière de formation, les différences entre les sexes se sont réduites ces dernières années. Les femmes restent plus nombreuses que les hommes à ne disposer d'aucune formation post-obligatoire, mais c'est surtout parmi les aînés que l'écart reste encore marqué.

La différence s'est sensiblement réduite pour la jeune génération et seules 8,4% des femmes, contre 8,3% des hommes âgés de moins de 34 ans ont interrompu leur cursus à l'issue de l'école obligatoire.

Les hautes écoles accueillent un nombre croissant d'élèves et cette hausse concerne aussi bien les femmes que les hommes, relève l'OFS. Le nombre de jeunes femmes qui décrochent un diplôme de degré tertiaire a désormais dépassé celui des hommes, avec 38,6 contre 33,2%.

Ce renversement est récent et résulte d'une progression constante au cours des dernières décennies. Dans la tranche des 55-64 ans, les femmes représentent encore un tiers de moins que les hommes parmi la population universitaire.

Le nombre de femmes a également progressé dans le domaine de la formation professionnelle supérieure, même si c'est de manière moins nette que dans le secteur universitaire. La différence entre femmes et hommes était encore du simple au double en 2007, alors qu'elle s'est réduite à un tiers en 2015.

Filières influencées par le genre

Le choix des filières s'est quelque peu assoupli ces vingt dernières années, note l'OFS, même si l'évolution reste minime. La part des femmes s'est accrue dans tous les groupes de domaines d'études universitaires et donc également dans les formations typiquement masculines.

L'option de formation reste néanmoins fortement influencée par le genre. Aussi, les femmes restent-elles surreprésentées dans les secteurs de la santé, des sciences humaines et sociales, du travail social et de l'enseignement. Par contre, les jeunes hommes ne choisissent pas plus souvent qu'avant des formations typiquement féminines, résume l'OFS.

La part des femmes a augmenté dans tous les degrés de l'enseignement depuis les années nonante, relève encore l'OFS. Mais plus le degré scolaire est élevé, plus la part des femmes dans le corps enseignant diminue. Cette situation n'a guère évolué ces dernières années, conclut l'OFS.