Un soldat exclu de l'armée pour discrimination raciale

Condamné pour discrimination raciale, un soldat se voit exclu de l'armée.
25 août 2015, 16:16
Ein Soldat der Panzertruppe beim Verlad eines Panzers auf einem Rad, aufgenommen anlaesslich des "Tag der offenen Tuer" zum 25 jaehrigen bestehen der Schweizer Beteiligung an UNO Einsaetzen vom Samstag, 25. Oktober 2014, im Kompetenzzentrum Swissint in Stans im Kanton Nidwalden. (KEYSTONE/Urs Flueeler)

Un soldat condamné pour discrimination raciale et violation de la loi fédérale sur les armes se voit exclu de l'armée. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a confirmé une décision des autorités militaires.

En raison d'une promotion qui avait été envisagée, le soldat avait été soumis à un contrôle de sécurité. L'examen avait révélé l'existence d'une condamnation pour discrimination raciale datant de 2005.

Un extrait du casier judiciaire avait par ailleurs indiqué que l'homme faisait l'objet d'une nouvelle enquête, également pour discrimination raciale, en raison de faits qui s'étaient déroulés entre mai 2012 et octobre 2013.

Même si l'intéressé doit bénéficier de la présomption d'innocence pour les nouveaux faits qui lui sont reprochés, il n'en demeure pas moins que l'ouverture d'une enquête pénale suppose l'existence de soupçons suffisamment fondés, souligne le TAF.

La nouvelle procédure ouverte contre cet individu et les condamnations antérieures dont il a fait l'objet confirme l'impression que cet homme "recherche constamment les rapports conflictuels, qu'il a tendance à commettre des actes de violence, à adopter un comportement raciste et à ne pas respecter les règles légales". La décision d'exclusion prise par l'état-major de l'armée doit par conséquent être confirmée.