Entre lac et rivière, portrait d'un pêcheur oecuménique

Daniel Chollet, Pranginois, président des Petits Pêcheurs de Nyon, section de la FIPAL (Fédération internationale des pêcheurs amateurs du Léman) est un retraité en forme. Comme la moitié des membres de l’association, il pêche sur le Léman comme en rivière.
03 mars 2017, 10:57
Le Pranginois Daniel Chollet pêche aussi bien dans le lac que dans les rivières. Sur cette photo, il pêche à la truite en Italie.

Daniel Chollet ne pêche que depuis 10 ans, mais il ne manquerait pour rien au monde la journée qui ouvre la saison. Aussi bien sur le Léman, le 15 janvier, qu’en rivière, le premier dimanche de mars. Ces moments sont marqués par une ambiance particulière chargée d’excitation après une longue période sans pêche. «Aucun pêcheur ne veut manquer cette journée». 

Le Pranginois apprécie aussi la soirée qui la ponctue. Les pêcheurs du Léman n’ont pas tout à fait les mêmes habitudes que ceux qui arpentent les rivières. Les premiers se retrouvent pour peser les poissons et discuter autour d’une fondue: «Beaucoup de pêcheurs ne mangent pas de poisson mais alors, le plaisir est double: on l’attrape puis on l’offre.» Quant à ceux qui seront en rivière dimanche, ils se retrouveront midi ou soir pour montrer leurs prises, échanger sur l’état du cours d’eau et boire à leur santé. 

Bonds de plus d'un mètre

«Ce qu’il y a de plus captivant dans la pêche, c’est quand on tient la canne et qu’on a l’occasion d’attraper un beau spécimen.» L’interdiction d’utiliser en rivière des hameçons munis de l’ardillon fait singulièrement monter l’adrénaline du pêcheur lorsque le poisson est ferré. Et, pour ces moments-là, Daniel Chollet est prêt à sortir par tous les temps. «Les truites lacustres pèsent facilement entre 2 et 10 kilos. Les sortir de l’eau sans les perdre, avec la bonne technique, c’est quelque chose! Les truites font des bonds hors de l’eau, parfois de plus d’un mètre, pour essayer de décrocher l’hameçon.» 

Anne Devaux