La Suisse et l'OIT coopèrent pour promouvoir la dimension sociale de la globalisation

La Suisse a conclu lundi avec l'Organisation internationale du travail (OIT) un accord de coopération portant sur 12,4 millions de francs pour la période 2013 à 2016 afin d'améliorer les conditions de travail dans le secteur du textile.
07 août 2015, 10:59
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a signé cet accord de coopération avec le directeur général de l'OIT Guy Ryder, présent lors du dernier forum de Davos.

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a signé cet accord de coopération avec le directeur général de l'OIT Guy Ryder.

Le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) et le directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT), Guy Ryder, unissent leurs efforts pour promouvoir la solidarité, l'emploi durable et le dialogue social, a indiqué le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

L'accord signé à Berne porte sur le programme Better Work, créé en 2009 par l'OIT et la Société financière internationale (SFI) avec le soutien de la Suisse, des Etats-Unis, des Pays-Bas, de l'Australie et du Canada. Il vise à mettre en oeuvre les normes fondamentales du travail au niveau des entreprises du secteur du textile.

Il est opérationnel au Vietnam et en Indonésie. La nouvelle phase d'extension du programme Better Work comprendra des activités au Bangladesh, ainsi que des collaborations exploratoires en Birmanie.

Plainte des syndicats

Le conseiller fédéral Schneider-Ammann et Guy Ryder ont également salué l'importance de l'engagement suisse à l'OIT et le rôle central que joue cette organisation à Genève.

Le chef du DEFR a informé son interlocuteur du suivi donné par le Conseil fédéral à la plainte en violation des droits syndicaux déposée par les syndicats suisses à l'OIT, a précisé le SECO. Il l'a assuré que le dialogue social se poursuivait sur le thème de la protection des représentants syndicaux, dans l'espoir de trouver une solution consensuelle entre les partenaires sociaux suisses, selon le SECO.

Une étude conjointe du Département fédéral de justice et police (DFJP) et du DEFR sera effectuée d'ici à la fin de 2014. Elle servira de base au suivi que le Conseil fédéral décidera de donner à ce dossier.