50 morts dans l'explosion d'un Boeing en Russie

50 personnes sont décédées dimanche dans l'accident d'un Boeing 737 en Russie. L'appareil, en provenance de Moscou, a explosé après avoir touché le sol à l'aéroport de Kazan.
07 août 2015, 12:02
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Les lieux du crash du Boeing 737...

Un Boeing 737 s'est écrasé à l'atterrissage dimanche à Kazan, la capitale du Tatarstan située à environ 700 km à l'est de Moscou. Les 50 personnes à bord - 44 passagers et six membres d'équipage - ont été tués, a annoncé le ministère russe des Situations d'urgence.

L'avion "assurant la liaison entre Moscou et Kazan s'est écrasé à l'aéroport de Kazan à 19h25 heure locale (16h25 heure suisse)", précise un communiqué du ministère.

L'appareil en provenance de l'aéroport Domodedovo de Moscou "est tombé sur la piste d'atterrissage et a pris feu", a pour sa part expliqué le comité d'enquête russe dans un communiqué.

Selon les agences de presse russes, l'avion de la compagnie aérienne "Tatarstan" a tenté à trois reprises d'atterrir avant de s'écraser.

Une erreur de pilotage pourrait avoir été à l'origine de l'accident, a dit une source au sein des forces de sécurité du Tatarstan, citée par l'agence de presse Interfax.

Aéroport provisoirement fermé

L'aéroport de Kazan a été provisoirement fermé à la suite de l'accident, a souligné la même source.

«Selon de premières informations, les 50 corps des victimes de l'accident ont été retrouvés sur le lieu de la chute de l'avion», a déclaré une responsable des services médicaux locaux, citée par l'agence Itar-Tass.

Le président russe Vladimir Poutine «a adressé ses condoléances aux proches des victimes de cette horrible catastrophe» et ordonné de former une commission gouvernementale pour enquêter sur ses causes, a dit son porte-parole Dmitri Peskov, cité par Interfax.

Mesures de sécurité

La Russie a connu ces dernières années une véritable série noire en matière de sécurité aérienne.
Face à la multiplication des accidents, les autorités russes ont ordonné la mise au rebut des appareils de conception soviétique les plus anciens et un contrôle des nombreuses compagnies aériennes du pays, en vue d'en limiter le nombre.