Chine: Bo Xilai assume sa responsabilité dans un détournement d'argent

Le dirigeant chinois Bo Xilai a accepté samedi d'"assumer une part de responsabilité" dans un détournement d'argent public au profit de son épouse.
07 août 2015, 11:42
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
In this image taken from video, former Chinese politician Bo Xilai addresses a court at Jinan Intermediate People's Court in eastern China's Shandong province, Saturday, Aug. 24, 2013. Disgraced politician Bo on Saturday mocked a former city official's testimony that he embezzled government funds with a phone call to his wife, refuting the latest allegation in a politically charged trial that's laid bare tales of greed, machinations and betrayal in one of China's elite families. The superimposed letters read: Bo Xilai case continues with open court trial. (AP Photo/CCTV via AP Video) CHINA OUT, TV OUT

Au troisième jour de son procès qui se déroule à Jinan, dans l'est du pays, le dirigeant chinois Bo Xilai a accepté samedi d'"assumer une part de responsabilité" dans un détournement d'argent public au profit de son épouse, avant d'être confronté à l'ex-bras droit qui a provoqué sa chute. Pour des experts, l'apparente équité des débats est mise en scène.

"J'estime devoir assumer ma part de responsabilité dans (le fait) que cet argent public", d'un montant de 5 millions de yuans (plus de 755'000 francs), "soit arrivé sur le compte bancaire de Gu Kailai", a indiqué l'ancien haut responsable.

Ce budget était à l'origine destiné à un projet de construction de la ville de Dalian (nord-est), dont Bo Xilai était maire.

"J'ai honte, j'ai fait preuve de négligence, car il s'agissait d'argent public", a ajouté Bo Xilai, selon une transcription des débats diffusée par le tribunal de Jinan (est).

C'est la première fois qu'il reconnaît à l'audience une part de responsabilité dans les faits de corruption qui lui sont reprochés.

Procès étroitement contrôlé

Les autorités contrôlent étroitement ce procès sensible qui s'achèvera, de l'avis général des experts, par l'annonce d'un verdict préalablement décidé par la direction communiste.

L'accusé qui encourt la peine capitale devrait selon eux sauver sa tête mais se voir infliger une condamnation à une longue réclusion. L'audience se poursuit dimanche.