Des milliers de Colombiens participent à une "marche pour la vie"

Des milliers de manifestants ont défilé dimanche dans des villes colombiennes. Ils ont profité de la journée internationale des femmes pour défiler pour la paix dans ce pays ravagé par la violence depuis plus de 50 ans.
07 août 2015, 15:10
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Les manifestants ont défilé à Bogota et dans d'autres villes du pays.

Des milliers de Colombiens ont fêté dimanche la journée internationale des femmes avec une "marche pour la vie". Ils ont affiché l'espoir de parvenir à la paix dans ce pays en proie à plus d'un demi-siècle de conflit armé.

Les manifestants ont défilé à Bogota et dans d'autres villes du pays à l'occasion d'un appel relayé aussi par la diaspora colombienne en Amérique latine comme à Buenos Aires ou Mexico, ainsi que dans des métropoles internationales comme Londres, Pékin, Paris, Melbourne, New York.

"Vive la vie, vive la vie!", a scandé la foule dans la capitale colombienne, où le président Juan Manuel Santos s'était joint au cortège, avec le maire Gustavo Petro et le procureur général de Colombie Eduardo Montealegre, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Ce n'est pas une marche politique, ce n'est dirigé contre personne, c'est une marche pour une bonne cause. Je serais venu qu'il y ait eu 20, 10 ou deux millions de personnes", a lancé le chef de l'Etat, artisan de négociations de paix ouvertes depuis novembre 2012 avec la guérilla des Farc, acteur clé du conflit colombien.

Ce défilé, lancé à l'initiative d'un ancien maire de Bogota, intervient au lendemain de l'annonce d'un accord de collaboration entre la rébellion marxiste et les autorités pour participer aux opérations de déminage.

Fondée en 1964 lors d'une insurrection paysanne, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) comptent encore selon les autorités près de 8000 combattants. Ils sont repliés dans les régions rurales du pays.

Les pourparlers de paix, qui se déroulent à Cuba, visent à mettre fin au conflit le plus vieux d'Amérique latine, qui a fait quelque 220'000 morts et plus de 5 millions de déplacés, selon des chiffres officiels. Ces derniers mêlent l'armée à des guérillas communistes, milices paramilitaires d'extrême droite et bandes criminelles.

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