Ebola: les pays africains demandent de l'aide à la communauté internationale

Les pays africains touchés par Ebola ont demandé mardi l'aide de la communauté internationale pour pouvoir redresser leur économie durement impactée par le virus.
07 août 2015, 15:09
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La Confédération a mis en place un service par téléphone dédié au virus Ebola. Des spécialistes se tiennent quotidiennement à disposition de la population entre 08h et 18h00.

Les trois pays africains frappés par Ebola ont appelé mardi la communauté internationale à lancer un "plan Marshall" pour aider à leur redressement économique et gagner la guerre contre Ebola. Ils ont lancé leur appel à l'occasion d'une conférence à Bruxelles visant à coordonner les combats contre l'épidémie.

"L'impact d'Ebola sur nos économies a été profond" et cela impose "des plans et stratégies de redressement" pour accompagner à long terme les pays frappés, a déclaré la présidente du Liberia, Ellen Jonhson Sirleaf. Elle s'exprimait devant les principaux acteurs de la lutte contre Ebola réunis dans un palais gouvernemental bruxellois.

"Il n'y a aucun doute que cela va requérir des ressources significatives, même un plan Mashall", sur le modèle du plan américain de reconstruction de l'Europe après la Seconde guerre mondiale, a-t-elle ajouté.

L'aide a du retard

Le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée vont "présenter un plan régional" en ce sens lors d'une réunion en avril de la Banque Mondiale et du FMI, a indiqué le président guinéen Alpha Condé. Il a aussi appelé les pays donateurs "à ne pas en rester aux annonces, mais à débourser les aides promises", dénonçant des retards en la matière.

Chute de 12% du PIB de la région touchée, systèmes de santé sinistrés avec le risque de voir le sida ou la malaria regagner du terrain, production agricole réduite de moitié, secteur minier affecté: un soutien à long terme est de fait requis pour faire face au désastreux impact économique et social de l'épidémie, selon la Commission européenne.

Zéro cas humain

Les trois dirigeants ont aussi fait front commun contre tout relâchement des efforts livrés sur le terrain pour arriver au "zéro cas" humain. Mme Sirleaf a rappelé qu'ils s'étaient fixés mi-avril pour atteindre cet objectif.