Israël expulse ses sans-papiers ivoiriens

Israël a annoncé ce lundi l'expulsion de ses sans-papiers ivoiriens dans le cadre de son plan de rapatriement des clandestins africains qui ont afflué par milliers ces dernières années dans l'Etat hébreu. Cette mesure est intervenue au lendemain du lancement de la première étape de plan qui prévoit d'expulser des Sud-soudanais.
06 août 2015, 10:01
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
«Le gouvernement lance aujourd'hui l'opération de rapatriement de milliers d'infiltrés», a déclaré dimanche le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu lors du conseil des ministres.

Les clandestins sud-soudanais sont eux au nombre de 1500 selon  Israël, 700 selon Juba. Une fois par semaine, pendant environ un  mois, un avion décollera de l'aéroport de Tel-Aviv à destination de  Juba, la capitale du Soudan du Sud.

«Le gouvernement lance aujourd'hui l'opération de rapatriement de milliers d'infiltrés», a déclaré dimanche le chef du gouvernement  Benjamin Netanyahu lors du conseil des ministres.

Les autorités israéliennes désignent par le terme d'»infiltrés»  les quelque 60 000 migrants africains qui sont entrés  clandestinement en Israël ces trois dernières années en passant par  l'Egypte. Environ 50 000 sont originaires du Soudan et de l'Erythrée.

Arrestation

Après avoir rencontré lundi le président ivoirien Alassane  Ouattara à Jérusalem, Benjamin Netanyahu a déclaré que son hôte  avait «approuvé le rapatriement de citoyens ivoiriens arrivés ici  sans permis».

Le ministre israélien de l'Intérieur évalue à 2000 le nombre  d'Ivoiriens entrés illégalement dans le pays. Selon la porte-parole  du ministère, les autorités ont elles déjà commencé à procéder à des  arrestations.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu estime que la grande  majorité des Africains présents dans le pays sont à la recherche  d'un emploi mais menacent de bouleverser l'équilibre démographique  de l'Etat hébreu, qui ne totalise que 7,8 millions d'habitants.

Ces derniers mois, des manifestations anti-immigrés parfois  violentes ont eu lieu en Israël, notamment à Tel-Aviv, et des  responsables politiques, à commencer par le ministre de l'Intérieur  Eli Yishai, ont dit craindre pour le maintien de l'identité juive de  l'Etat face à cet afflux de clandestins.