L'UE réaffirme sa condamnation de l'annexion illégale de la Crimée

Bruxelles réaffirme lundi sa condamnation de "l'annexion illégale" de la Crimée par la Russie il y a un an et se dit inquiet de la "militarisation croissante" de la péninsule.
07 août 2015, 15:12
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
epa04170019 Crimean people watch a TV broadcast with Russian President Vladimir Putin speaking during his annual call-in live broadcast, on the seafront in Sevastopol, Crimea, 17 April 2014. The decision to send tanks and combat aircraft to eastern Ukraine is another serious crime committed by the authorities in Kiev, Putin said. He called on the Ukrainian government to engage in 'real dialogue' with its Russian-speaking population, adding that the deployment of 'military planes and tanks' would not solve the crisis in eastern Ukraine. In his televized call-in show Putin said that Kiev's decision to curb the protests in the eastern region of Donetsk with military force was a 'crime.'  EPA/ANTON PEDKO

L'Union européenne (UE) a réaffirmé lundi sa condamnation de "l'annexion illégale" de la Crimée par la Russie il y a un an. Bruxelles s'est dit inquiet de la "militarisation croissante" de la péninsule.

"Un an après la tenue d'un 'référendum' illégal et illégitime, et après l'annexion illégale de la Crimée et de Sébastopol par la Russie, l'Union européenne reste clairement engagée en faveur de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine", a écrit la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, dans un communiqué. "L'Union européenne ne reconnaît pas et continue de condamner cet acte qui viole le droit international".

La Crimée va fêter en grande pompe, de lundi à mercredi, son rattachement à la Russie. Le 16 mars 2014, les habitants de cette péninsule à majorité russophone ont voté à 97% pour cette option lors d'un référendum qui n'a jamais été reconnu par les Occidentaux.

Le 18 mars 2014, la Crimée, offerte à l'Ukraine par le numéro un soviétique Nikita Khrouchtchev en 1954 lorsque la Russie et l'Ukraine faisaient toutes deux partie de l'URSS, redevenait russe après la signature du président Vladimir Poutine.