Le pape François défend le garde-suisse limogé

Le pape François a défendu le commandant de la Grade suisse qu'il a lui-même licencié. Il a ainsi démenti que Daniel Rudolf Anring ait été démis de ses fonctions à cause de son autoritarisme excessif.
07 août 2015, 14:32
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le pape François a apporté son soutien à la famille de James Foley.

Le pape a pris la défense du commandant de la Garde suisse du Vatican qu'il a licencié. Dans une interview sortie dimanche dans le quotidien conservateur argentin "La Nación", le souverain pontif dément que Daniel Rudolf Anring a été démis de ses fonctions à cause de son autoritarisme excessif.

"Non, ce n'est pas vrai", répond François dans l'interview publiée dimanche pour faire taire les rumeurs. C'est la première fois que le pape s'exprime sur le limogeage du Suisse, annoncé le 3 décembre dernier par des médias spécialisés dans les affaires vaticanes.

Selon ces derniers, l'actuel commandant, 42 ans, était jugé trop sévère par certains gardes de cette "plus petite armée" du monde (120 membres). L'un d'eux avait même évoqué une "dictature".

"Personne n'est éternel"

"Il n'y a rien d'inhabituel (...) Il s'agit d'un simple renouvellement parce que son mandat arrivait à son terme. Il est sain de savoir que personne n'est éternel", explique le Saint-Père dans "La Nación".

Il dit avoir discuté avec le commandant helvétique et qu'ils ont convenu ensemble qu'il parte d'ici la fin de l'année. Une décision prise en juillet dernier, selon le pape. Daniel Rudolf Anring terminera officiellement son service le 31 janvier 2015. Le St-Gallois avait été nommé en 2008 par le pape Benoît XVI, en remplacement d'Elmar Mäder, un autre St-Gallois.

"Ni faute, ni péché"

François dit aussi avoir discuté avec les gardes suisses, passé toute une après-midi et dîner le soir avec eux. "C'est là que j'ai senti qu'un changement serait sain", précise-t-il.

Le pape souligne encore qu'"il n'y a pas eu de faute ni de péché" de la part du commandant suisse. "C'est une excellente personne, un très bon catholique, un homme attaché à la famille", ajoute-il en confiant qu'il avait personnellement "une excellente relation avec lui".

S'agissant des rumeurs d'un appartement trop luxueux dans lequel vivait M. Anrig, elles ont également été balayées par le souverain pontif: "Son appartement a été rénové l'an dernier, il est certainement spacieux, mais parce qu'il a quatre enfants".