Le procès de l'informaticien du Vatican Sciarpelletti s'ouvrira le 5 novembre

Le procès de l'informaticien du Vatican, débutera le 5 novembre au tribunal du Saint-Siège. Claudio Sciarpelletti est considéré comme le complice présumé du majordome du pape Paolo Gabriele.
06 août 2015, 14:55
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
epa03414572 A handout picture provided 29 September 2012  by Osservatore Romano shows a general view during the trial in the Vatican City  against Paolo Gabriele (third from left), Pope Benedict's former butler  accused of  stealing sensitive papal documents and leaking them to the media  . The trial procedures will be based on a 19th century Italian penal code and could result in a prison sentence of up to four years for Gabriele. Also on trial is Claudio Sciarpelletti, a computer expert charged with aiding and abetting.  EPA/OSSERVATORE ROMANO   EDITORIAL USE ONLY/NO SALES

Le procès de l'informaticien du Vatican Claudio Sciarpelletti s'ouvrira le 5 novembre au tribunal du Saint-Siège, a annoncé mardi le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

M. Sciarpelletti est considéré comme le complice présumé du majordome du pape Paolo Gabriele. Ce dernier, arrêté en mai, a été condamné début octobre à 18 mois de prison pour vol aggravé pour avoir subtilisé des documents confidentiels du pape.
 
Le procès de M. Sciarpelletti, qui sera le deuxième dans le cadre de l'affaire "Vatileaks", avait été séparé de celui du majordome.
 
Cet informaticien à la secrétairerie d'Etat, âgé de 48 ans, avait été arrêté le 25 mai, juste après le majordome, puis laissé dès le lendemain en liberté provisoire.
 
Rôle jugé marginal
 
Renvoyé en justice pour complicité, son rôle est jugé "plutôt marginal par la magistrature", selon le père Lombardi. Son procès devrait être plus court, alors que celui de Gabriele s'est déjà achevé en des temps records (huit jours).
 
Une enveloppe contenant des documents de Vatileaks, sur laquelle était inscrit "Personnel P. Gabriele" a été retrouvée dans un tiroir du bureau de M. Sciarpelletti.
 
Ses liens avec M. Gabriele - amitié ou simple rapport de travail - ont donné lieu à des dépositions contradictoires, tout comme l'origine de l'enveloppe qu'il dit avoir oubliée sans l'avoir jamais ouverte.
 
D'autres complices?
 
L'intérêt principal de ce second procès porte sur le fait de savoir si M. Gabriele, qui a toujours déclaré avoir agi seul, a eu, outre M. Sciarpelletti, d'autres complices dans la fuite massive de documents.
 
L'informaticien a déclaré que deux personnes lui avaient donné des enveloppes contenant des documents à remettre à M. Gabriele.
 
Le procès pourrait notamment donner des indications intéressantes sur les témoins et possibles complices qui étaient cités dans la sentence de renvoi contre M. Gabriele remise à la presse, mais dont les noms étaient occultés et remplacés par des lettres de l'alphabet.