Policiers accusés de vol de cocaïne en France

Deux policiers français ont été placés en garde à vue pour le vol de 52 kilos de cocaïne dans les bureaux de la Police judiciaire de Paris.
07 août 2015, 14:02
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La drogue, d'une valeur de 2 millions d'euros à la revente, n'a toujours pas été retrouvée.

Deux policiers de la brigade des stupéfiants étaient toujours en garde à vue mardi dans l'enquête sur le vol fin juillet de cocaïne dans les locaux de la Police judiciaire de Paris, a-t-on appris de source judiciaire. Cinquante-deux kilos de cette substance avaient été dérobés.

L'annonce de la disparition de la drogue avait créé la stupeur au sein de la PJ, dont l'image avait déjà été ternie, récemment par la mise en examen de deux officiers pour viol.

Jugeant l'affaire très grave, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a ordonné un audit "rigoureux et approfondi" de la brigade des stupéfiants. "Au-delà des accès, je souhaite que les méthodes, les procédures, les pratiques professionnelles soient passées au crible", a-t-il expliqué.

Reconnu sur les images

Le principal suspect interpellé samedi par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) est un brigadier de 34 ans qui nie les faits, dit-on de source policière. Il avait été arrêté sur son lieu de vacances, à Perpignan, après avoir été reconnu sur des images des caméras de vidéosurveillance installées aux entrées de la PJ, au 36 Quai des Orfèvres.

Les bandes avaient été saisies après la découverte, jeudi, de la disparition de la drogue, d'une valeur de 2 millions d'euros à la revente et qui n'a toujours pas été retrouvée.

Une policière de garde interrogée par les enquêteurs avait signalé le passage, du 24 au 25 juillet dernier, d'un collègue portant deux gros sacs en plastique. Le second policier, lui aussi membre de la brigade des stupéfiants, a été interpellé lundi en fin de journée, a-t-on précisé de même source.

Téléphones et ordinateurs fouillés

Les enquêteurs cherchent à savoir s'il n'a pas aidé son collègue à accéder à la salle où sont conservés les scellés des saisies de drogue. Selon plusieurs médias, il apparaît sur les relevés bancaires du principal suspect.

Des policiers spécialisés dans les techniques financières et informatiques tentent d'exploiter les téléphones et ordinateurs saisis lors de plusieurs perquisitions.