Pologne: des milliers de pro-avortement manifestent à Varsovie

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Varsovie, en Pologne, contre une proposition de loi bannissant l'avortement. "On veut des médecins, non pas des policiers", pouvait-on lire sur des pancartes.
01 oct. 2016, 16:14
/ Màj. le 01 oct. 2016 à 16:16
Les manifestants ont brandi des drapeaux noirs et des pancartes: "Stop aux fanatiques au pouvoir", "On a besoin de soins médicaux, non pas de ceux du Vatican".

Des milliers de personnes toutes vêtues de noir ont manifesté samedi devant le parlement polonais à Varsovie contre une proposition de loi bannissant totalement l'avortement. "On veut des médecins, non pas des policiers", pouvait-on lire sur des pancartes.

Réunis sous le mot d'ordre "Finies les blagues !", à l'appel d'un comité baptisé "Sauvons les femmes", les manifestants ont brandi des drapeaux noirs et des pancartes: "Stop aux fanatiques au pouvoir", "On a besoin de soins médicaux, non pas de ceux du Vatican".

Le comité a annoncé une prochaine collecte de signatures en faveur d'une initiative législative européenne assurant l'accès garanti à un avortement légal, à l'éducation sexuelle et à la contraception.

 

"Dans quelques mois, je vous demanderai votre aide pour réunir plus d'un million de signatures. Elles seront destinées non plus à ceux qui nous méprisent mais à ceux qui vont nous écouter", a déclaré Barbara Nowacka, membre du comité "Sauvons les femmes".

La semaine dernière, la proposition d'initiative citoyenne déposée par le comité "Stop Avortement", interdisant complètement l'IVG en Pologne à une exception près (lorsque la vie de la femme enceinte est en danger immédiat), a été admise aux travaux parlementaires grâce au vote d'une forte majorité des députés.

La version actuelle du projet débattu au parlement prévoit une peine de prison pouvant atteindre cinq ans tant pour les médecins et autres personnes participant à l'IVG, que pour les patientes elles-mêmes, mais autorise le juge à renoncer à punir ces dernières.

Les évêques polonais, qui appuient le principe général d'interdiction, se sont aussi prononcés contre une sanction pénale contre les femmes ayant subi l'intervention volontaire de grossesse.