Près de 60 morts dans un attentat suicide au coeur de Damas

Près de 60 personnes ont été tuées dans un attentat suicide à la voiture piégée jeudi à Damas, en Syrie.Cette attaque a été dénoncée par le régime comme par l'opposition, ainsi que par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Le Conseil de sécurité est lui resté muet.
07 août 2015, 11:02
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Près de 60 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans un attentat suicide à la voiture piégée jeudi à Damas. Cette attaque, la plus sanglante dans la capitale syrienne, a été dénoncée par le régime comme par l'opposition, ainsi que par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

Les 15 membres du Conseil de sécurité n'ont eux pas réussi en soirée à se mettre d'accord sur le texte d'une déclaration réagissant à cet attentat. 
 
L'attentat a été suivi par les tirs de deux obus de mortier sur le siège de l'état-major dans le quartier des Omeyyades à Damas, au surlendemain de la chute d'obus près d'un palais présidentiel, pour la première fois depuis le début du conflit il y a près de deux ans.                                                                                                                      
 
Vers 10H00, heure de grande affluence dans le quartier commerçant de Mazraa, un kamikaze a fait sauter sa voiture remplie d'explosifs devant un barrage obstruant l'entrée du siège du Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle.
 
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, au moins 59 personnes - en majorité des civils et 15 soldats - ont été tuées et 200 ont été blessées dans cette attaque, la plus meurtrière à Damas depuis le début de la guerre. Dans le même temps, 13 personnes, dont 10 membres des forces de sécurité, ont été tuées dans un double attentat à la voiture piégée à Barzé, dans le nord de la capitale.
 
Al-Quaïda
 
Les autorités ont accusé des groupes liés à Al-Qaïda d'être responsables de l'attentat. La Coalition de l'opposition a dénoncé elle aussi un attentat "terroriste", "quel qu'en soit l'auteur".
 
"La violence aveugle contre les civils et les représailles politiques n'ont jamais aidé personne ni permis de gagner le soutien de la population à une transition démocratique en Syrie", a estimé pour sa part Washington.
 
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné l'attentat et réaffirmé "sa ferme conviction qu'une solution politique est la seule issue".
 
Les 15 membres du Conseil de sécurité n'ont eux pas réussi à se mettre d'accord sur le texte d'une déclaration. Le Conseil est divisé entre occidentaux qui veulent faire pression sur Damas, et la Russie et la Chine qui protègent leur allié syrien.
 
La Russie a accusé les diplomates américains de bloquer une condamnation de l'attaque par le Conseil de sécurité. La mission de l'envoyé spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie a été prolongée dans ce contexte au moins jusqu'à la fin de l'année.