Reeva Steenkamp à Oscar Pistorius: "parfois j'ai peur de toi"

Des SMS de Reeva Steenkamp, tuée le 14 février 2013 par Oscar Pistorius, révèlent que la jeune femme avait parfois peur de lui et craignaient ses scènes de jalousie non fondées.
07 août 2015, 13:31
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Oscar Pistorius au moment de quitter la haute cour à Pretoria, Afrique du Sud, en ce  lundi 24 Mars.

Reeva Steenkamp avait reproché sa violence à Oscar Pistorius dans des messages instantanés, a décrypté lundi un expert de la police sud-africaine lors d'une audience. Elle lui avait reproché ses scènes de jalousie, disant qu'il lui faisait parfois peur.

Le 27 janvier 2013, Reeva Steenkamp assistait aux fiançailles d'un de ses meilleurs amis. Par messagerie instantanée sur son téléphone portable, elle s'est plainte en ces termes: "Depuis que tu es rentré du Cap, tu m'agresses constamment et je comprends que tu sois malade, mais c'est méchant. (...) Je ne flirtais avec personne aujourd'hui. Ca me rend malade que tu aies suggéré ça et que tu aies fait une scène à table qui nous a fait partir plus tôt."

"Je me fais agresser"

Elle exprimait sa "déception", et se plaignait d'une "relation déséquilibrée" où il a le droit d'être "en colère" ou "distant", mais pas elle. Et d'ajouter: "Parfois j'ai peur de toi, comment tu me parles et comment tu réagis. (...) Tu me rends heureuse 90% du temps et on est super ensemble mais je ne suis pas une autre de ces pétasses rabat-joie. (...) Pourquoi continuer? Je me fais agresser et tu te plains que tu n'aimes pas ma voix et mon accent."

Ce message contredit la version d'Oscar Pistorius donnée après les faits affirmant que le soir de la Saint-Valentin 2013, quelques heures avant le meurtre, Reeva et lui étaient "très amoureux".

Un incident armé à cacher

Un autre message retrouvé dans le téléphone portable de Reeva confirme que Pistorius était très inquiet de voir sortir dans la presse l'incident du Tashas, un restaurant à la mode de Johannesburg où il a déchargé le pistolet d'un ami, Darren Frescoe, manquant de blesser un autre ami boxeur attablé avec eux, en janvier 2013.

"S'il te plaît, mon ange, ne dis rien à personne. Darren a dit à tout le monde que c'était de sa faute. Je ne peux pas me permettre que ça sorte. Les mecs ont promis de ne rien dire", lui avait-il écrit.