Suède: activité sous-marine suspecte detectée à 50 km de Stockholm

L'armée suédoise a déployée vendredi une force de plus de 200 hommes dans une zone située à 50 kilomètres de Stockholm. "Une activité sous-marine étrangère et suspecte" a été détectée dans la région.
07 août 2015, 14:21
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
L'opération militaire a été lancée vendredi après qu'un message radio en russe a été capté sur une fréquence d'urgence.

Les forces armées suédoises ont envoyé samedi des navires de guerre et des hélicoptères en renfort autour de l'archipel de Stockholm. Elles ont reçu des informations fiables faisant état d'"une activité sous-marine étrangère et suspecte" dans la région.

Les recherches ont débuté dès vendredi dans cette zone de la mer Baltique située à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, Stockholm. Plus de 200 hommes, des bateaux furtifs, des dragueurs de mines et des hélicoptères participent aux opérations, ratissant environ 50 kilomètres de fonds de mer, a précisé la marine suédoise.

Ce déploiement de force rappelle les tensions des dernières années de la Guerre froide, quand la marine suédoise faisait régulièrement la chasse aux sous-marins suspects dans les eaux territoriales. En octobre 1981, un sous-marin soviétique, désigné par les Suédois sous le nom d'U137, s'était échoué dans l'archipel de Karlskrona, non loin d'une importante base navale, à 500 km de Stockholm.

Selon le quotidien "Svenska Dagbladet", l'opération militaire a été lancée vendredi après qu'un message radio en russe a été capté sur une fréquence d'urgence. D'autres échanges radio, cryptés, ont suivi le début des recherches, entre un point dans l'archipel de Stockholm et l'enclave russe de Kaliningrad, quartier général de la flotte russe de la Baltique, ajoute le journal.

Le mois dernier, la Suède a rapporté que deux avions de combat russes avaient pénétré dans son espace aérien et une protestation officielle a été remise à l'ambassadeur de Russie à Stockholm. En raison de la crise en Ukraine et de l'annexion de la Crimée par la Russie en mars, les pays de l'Est riverains de la Baltique ont fait part de leurs inquiétudes face aux "ambitions" de Moscou.