Yemen: des attentats contre des mosquées font au moins 140 morts à Sanaa

C'est le pire attentat de l'histoire du Yemen. Trois terroristes se sont faits sauter dans trois mosquées de la capitale, faisant au moins 140 morts et plus de 350 blessés. L'Etat islamique a revendiqué ces horreurs.
07 août 2015, 15:13
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Les fidèles ont été surpris durant la prière. Le bilan pourrait encore s'alourdir.

Un triple attentat-suicide contre deux mosquées à Sanaa a fait vendredi plus de 140 morts et au moins 351 blessés. Ces attaques ont été revendiquées par l'organisation djihadiste Etat islamique dans un communiqué diffusé sur Twitter.

Un kamikaze s'est fait exploser pendant la prière hebdomadaire de midi, à la mosquée Badr, dans le sud de Sanaa, suivi d'un autre à l'entrée de ce même lieu de culte au moment où les fidèles prenaient la fuite, selon des témoins. Un troisième kamikaze a attaqué une mosquée du nord de la capitale. Les attentats se sont quasiment produits au même moment.

Un quatrième attentat-suicide a eu lieu à Saana, bastion des Houthis dans le Nord, où un kamikaze s'est fait exploser devant une mosquée. Mais il n'a pas fait de victime, les forces de sécurité ayant empêché le kamikaze d'y pénétrer, selon une source proche de la milice.

Les attaques ont tué vendredi au moins 142 personnes et blessé au moins 351 autres, a indiqué à l'AFP un responsable du ministère yéménite de la Santé.

Les Houthis prient dans ces mosquées. Parmi les morts figure l'imam de la mosquée Badr et important responsable religieux de la milice, Al-Mourtada ben Zayd al-Muhatwa, selon une source médicale également.

 

Signé EI

L'Etat islamique (EI) a revendiqué ces attentats dans un communiqué diffusé sur Twitter. L'organisation djihadiste est concurrente d'Al Qaïda, dont la branche yéménite (Al Qaïda dans la péninsule arabique) est l'une des plus actives et contrôle des territoires dans le sud du Yémen. L'EI a également revendiqué l'attaque survenue il y a deux jours au musée du Bardo à Tunis.

Ces attentats se sont déroulés alors que le pays s'enfonce davantage dans la crise attisée par la milice chiite des Houthis et les djihadistes sunnites d'Al-Qaïda, deux groupes hostiles au pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi.