Berne souhaite plus d'engagement en faveur des enfants-soldats

"La Suisse est déterminée à mettre fin à l'utilisation des filles et des garçons dans les conflits armés en s'engageant davantage dans cette thématique." C'est le message lancé par la Division sécurité humaine du DFAE qui tiendra sa conférence mardi à Berne.
07 août 2015, 14:19
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La Suisse souhaite s'impliquer davantage en faveur des enfants-soldats.

La Suisse veut renforcer son action en faveur des enfants enrôlés dans les conflits armés. La Division sécurité humaine du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) consacre sa conférence annuelle à cette problématique, mardi à Berne.

Actuellement, on dénombre entre 250'000 et 300'000 enfants-soldats, âgés de 7 à 17 ans dans le monde. Affectés au front comme combattants ou utilisés comme espions, messagers ou aides de camp, ils sont privés de leur enfance et de leur jeunesse.

Les filles n'échappent pas au recrutement forcé des groupes armés et sont en plus très exposées à l'exploitation sexuelle, a déclaré l'ambassadeur Claude Wild lundi lors d'une conférence de presse à Berne. Elles constituent même près de 40% des enfants-soldats.

"La Suisse est déterminée à mettre fin à l'utilisation des filles et des garçons dans les conflits armés en s'engageant davantage dans cette thématique".

Plan d'action

Lors de la conférence annuelle de la Division de la sécurité humaine, Didier Burkhalter lancera officiellement le plan d'action pour la protection des enfants enrôlés dans les conflits.

Le but est d'accentuer l'action de la Suisse et des autres pays et de consolider le respect des normes juridiques en vigueur. Il est ainsi essentiel de faire comprendre aux groupes armés la nécessité de respecter le droit international humanitaire et l'interdiction de recruter des jeunes de moins 18 ans.

Toutes les explications et les détails dans les éditions papier du Nouvelliste, de La Côte, de L'Express et de L'Impartial mardi 14 octobre.