Chantage contre Berset: éclaircissements supplémentaires demandés

Le Parlement demande plus de lumière sur l’affaire de chantage visant le conseiller fédéral Alain Berset. Objectif: vérifier la proportionnalité de l’intervention de l’unité «Tigris» de la Police fédérale et l’usage éventuellement abusif de fonds fédéraux.
25 oct. 2021, 17:26
/ Màj. le 25 oct. 2021 à 17:26
Le conseiller fédéral a été la cible d'une tentative de chantage de la part d'une femme.

Les commissions de gestion des Chambres fédérales demandent des éclaircissements supplémentaires dans l’affaire de la tentative de chantage contre le conseiller fédéral Alain Berset. Elles se penchent notamment sur une éventuelle utilisation abusive de fonds fédéraux.

Après la découverte de nouvelles informations, il a été décidé que différentes sous-commissions se pencheraient sur les questions ouvertes.
Daniel Fässler, conseiller aux Etats (Centre/AI) et membre de la commission de gestion du Conseil des Etats

«Après la découverte de nouvelles informations, il a été décidé que différentes sous-commissions se pencheraient sur les questions ouvertes», a déclaré Daniel Fässler (Centre/AI), membre de la commission de gestion du Conseil des Etats, contacté par Keystone-ATS.

Toutefois, la décision de faire la lumière sur ces questions «n’a pas le caractère d’une condamnation par anticipation».

Un calendrier fixe pour la date à laquelle les résultats devraient être disponibles n’a pas été établi.

Le détail des votes en faveur de la décision ne sera pas divulgué, a ajouté le politicien.

Engagement de l’unité «Tigris»

Des investigations sont déjà en cours concernant la procédure pénale qui a été menée contre la femme ayant tenté de faire chanter M. Berset en 2019, rappellent lundi les services du Parlement. Les commissions de gestion vérifient, en collaboration avec l’Autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération, si cette procédure pénale, aujourd’hui close, était conforme aux normes usuelles ou si, en raison de l’identité de la victime, elle ne s’est pas déroulée correctement.

Les commissions souhaitent maintenant vérifier la proportionnalité de l’engagement de l’unité spéciale «Tigris» de la Police judiciaire fédérale lors de cette procédure pénale. Elles vont aussi se pencher sur les critiques selon lesquelles le conseiller fédéral aurait utilisé des fonds fédéraux de manière abusive.