Davantage de traces d'uranium dans l'eau potable alpine

La qualité de l'eau potable en Suisse est bonne, même si des concentrations d'uranium supérieures au seuil fixé par l'OMS ont été décelées par endroits, selon une analyse de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les régions de montagne sont les plus touchées, pour des raisons géologiques.
05 août 2015, 16:05
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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La situation de la majorité de l'eau potable en Suisse n'est pas préoccupante, écrit l'OFSP dans son bulletin hebdomadaire publié lundi. Seuls 0,3% des 5500 échantillons présente une concentration d'uranium supérieure à 30 microgrammes par litre, la valeur limite de référence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le Valais, le Tessin, Uri et les Grisons présentent les teneurs les plus élevées, selon l'étude de l'OFSP parue dans la revue scientifique néerlandaise "Chemosphere". La commune de Martigny (VS) enregistre les valeurs les plus hautes, soit 22,6 microgrammes par litre.

La concentration de cet élément radioactif dans le sol varie selon les couches géologiques. En Suisse, l'uranium est surtout présent dans les régions granitiques des Alpes. Il peut donc se retrouver dans l'eau potable si celle-ci est en contact avec des roches ou des sédiments qui en contiennent.

Assainissement possible

En raison de la toxicité chimique de cet élément, l'OFSP envisage d'introduire prochainement la valeur limite de l'OMS pour l'uranium dans l'eau potable. Les communes qui se situent au-dessus devront assainir leur réseau d'approvisionnement dans un délai de 5 ans.

La concentration de l'uranium dans l'eau potable peut être réduite de plusieurs manières, lit-on dans l'étude. La plus simple est de diluer l'eau potable avec d'autres sources qui présentent une présence plus faible de cet élément. Là où cela n'est pas possible, l'uranium peut être filtré par diverses méthodes.