La Confédération va renforcer le contrôle sur les fongicides

Pour éviter que ne se reproduisent les problèmes rencontrés avec le produit "Moon Privilege" de Bayer, la Confédération va prolonger d'au moins un an la procédure d'autorisation pour l'utilisation de fongicides dans les vignes. Jusqu'à présent, les effets des fongicides n'étaient analysés que durant la saison de végétation.
14 oct. 2015, 09:42
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Bayer a annoncé mardi qu'il allait dédommager les 900 vignerons lésés sur une base individuelle, probablement au premier trimestre 2016.

A l'avenir, la Confédération sera plus stricte lors des procédures d'autorisation pour l'utilisation de fongicides dans les vignes. Le groupe Bayer a annoncé mardi qu'il dédommagerait les quelque 900 vignerons suisses supposément lésés par son produit "Moon Privilege".

"La procédure d'autorisation durera au moins un an de plus, car on doit aussi analyser les dommages qui peuvent apparaître un an après", a déclaré mercredi Jürg Jordi, de l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG), sur les ondes de la radio alémanique SRF.

Jusqu'à présent, les effets des fongicides n'étaient analysés que durant la saison de végétation. On n'avait encore jamais constaté d'effets secondaires un an après l'application du produit, selon M. Jordi.

Bayer a annoncé qu'il allait dédommager les 900 vignerons lésés sur une base individuelle, probablement au premier trimestre 2016. Les indemnités seront calculées selon le manque à gagner du chiffre d'affaires. La fédération des vignerons s'est dite plutôt satisfaite de cette annonce.

Plusieurs causes aux anomalies

Quelque 900 producteurs ont découvert au début de l'été que les feuilles des vignes étaient déformées et que les baies ne poussaient pas. Très rapidement, le fongicide du groupe Bayer "Moon Privilège", homologué en 2012, a été soupçonné d'être à l'origine des problèmes.

La preuve manque, mais Bayer a aussitôt appelé à ne plus utiliser le produit alors que la Confédération suspendait son autorisation. L'enquête se poursuit toujours. Mais d'après les dernières données, les anomalies de croissance sont la conséquence de plusieurs éléments lors du démarrage de la saison en 2014, selon Bayer.