La vaccination, entre doutes et craintes

Le toilettage de la loi sur les épidémies remet la question de la vaccination sur le devant de la scène. Piqûre de rappel.
07 août 2015, 11:42
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le Dr. Serge de Valière

Malgré les doutes des uns, les attaques de quelques autres, là où grippe, cancer ou malaria frappent, le vaccin n’est pas loin. De quoi donner naissance à toutes les supputations sur l’utilité du vaccin, des plus réalistes au plus extravagantes. Mais qu’en est-il réellement? Serge de Vallière n’est pas du genre à inoculer le doute. Piqûre de rappel avec ce spécialiste du Centre de vaccination et médecine des voyages de la Policlinique médicale universitaire de Lausanne. 

Quel regard portez-vous sur l’évolution de la vaccination?
Au fil des ans, la vaccination a contribué à réduire fortement la morbidité liée à plusieurs maladies. Elle a notamment permis d’éradiquer la variole. Et la polio est en bonne voie.
Les succès sont importants, mais il faut aussi regarder les problèmes qu’a connus la médecine et les risques liés à la vaccination.

La pandémie H1N1 de 2009 a causé du tort à l’image de la vaccination.
C’est un exemple typique. Confédération, cantons et médecins ont proposé et encouragé la vaccination. Mais celle-ci n’a toutefois jamais été obligatoire.
Rétrospectivement, le vaccin administré ne s’est pas avéré aussi bénin que pensé. Un adjuvant présent dans l’un des vaccins disponibles a été à l’origine de cas de narcolepsie. Au moment d’utiliser ce vaccin, nous ne connaissions pas cet effet secondaire, nous étions face à un nouveau vaccin, à de nouveaux adjuvants. Nous ne pouvons jamais totalement exclure qu’il y ait des effets indésirables. C’est pourquoi l’obligation de vaccination doit être utilisée de manière très prudente.

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