L’armée a récupéré plus de munitions que d’habitude dans la nature

Le nombre de munitions militaires qui n’avaient pas – ou pas complètement – explosé a plus que doublé en 2020 par rapport aux dernières années. Un effet secondaire de la pandémie, selon l’armée.
27 oct. 2021, 11:56
/ Màj. le 27 oct. 2021 à 11:56
Comme il y a eu beaucoup plus de randonneurs dans les montagnes en raison du Covid, ceux-ci ont proportionnellement mis au jour davantage d'engins explosifs (illustration).

En 2020, l’armée a récupéré bien plus de restes de munitions que d’habitude. Ces 1055 ratés représentent une hausse de 60% par rapport à la moyenne des dernières années. La pandémie n’y serait pas étrangère.

Plus de randonneurs

Indirectement, le coronavirus expliquerait pourquoi l’armée a récupéré autant de munitions qui n’avaient pas, ou pas complètement, explosé, soupçonnent les militaires. Comme il y a eu beaucoup plus de randonneurs dans les montagnes, ceux-ci ont proportionnellement mis au jour davantage d’engins explosifs, a indiqué mercredi à l’agence de presse Keystone-ATS le porte-parole de l’armée Stefan Hofer, confirmant une information de l’émission «Heute Morgen» de la radio alémanique SRF.

Des restes de munitions lors d'une action de nettoyage au-dessus de Schwägalp durant l'été 2018. Keystone archives

A cause du Covid, les gens sont aussi restés plus longtemps à la maison, utilisant notamment ce temps pour faire le ménage, y compris à la cave et au grenier. Or, à ces endroits, on trouve encore parfois des munitions non utilisées, des reliques dangereuses datant du service militaire qui ont été signalées à plusieurs occasions l’an dernier, a précisé le porte-parole.

Ne pas toucher les munitions

On appelle «raté» une munition qui n’explose pas ou pas complètement, notamment parce qu’elle atterrit dans l’eau, la neige ou sur un sol meuble. On les trouve sur des champs de tir anciens ou encore en activité, avant tout en montagne et sur les glaciers.

Il ne faut jamais y toucher. Quiconque découvre d’éventuels restes de munitions doit marquer le site et alerter la police dans l’urgence. Une prime pouvant aller jusqu’à cent francs est versée si la découverte permet d’éviter un accident. L’an dernier, le total des primes versées a atteint 8800 francs.