Loi sur les renseignements: le comité "Non à l'Etat fouineur" ne veut pas de renforcement

Le comité "Non à l'Etat fouineur" ne veut pas d'un renforcement de la loi sur les renseignements en Suisse et ce, malgré les attentats de Paris. Il a jusqu'au 14 janvier pour récolter les signatures nécessaires au lancement d'un référendum.
24 nov. 2015, 14:10
/ Màj. le 24 nov. 2015 à 14:12
Le comité "Non à l'Etat fouineur" en conférence de presse ce mardi à Lausanne.

Malgré les attentats de Paris, le comité "Non à l'Etat fouineur" n'en démord pas. Il faut refuser le renforcement de la loi sur les renseignements, "liberticide" à ses yeux. Quelque 25'000 signatures ont déjà été recueillies pour le référendum.

Même si les récents carnages commis par des terroristes à Paris ont provoqué une profonde tristesse, il est "essentiel de maintenir et défendre la démocratie et l'état de droit", a affirmé mardi à Lausanne Muriel Waeger, vice-présidente de la Jeunesse socialiste suisse (JSS).

Pour le comité qui a lancé le référendum "Non à l'Etat fouineur", la nouvelle loi sur les renseignements (LRens) veut "suspecter tout le monde et (permettre de) surveiller son voisin comme ce qui se passait dans l'ancienne Allemagne de l'Est". Il faut refuser "cette paranoïa générale" qui entend supprimer la présomption d'innocence, selon Muriel Waeger.

Nouveaux moyens

Soutenu par les socialistes, les Verts, le Parti pirate et d'autres mouvements, le référendum a déjà recueilli quelque 25'000 signatures, soit la moitié de ce qui est nécessaire. La vice-présidente s'est dite confiante que le quota serait atteint d'ici au délai du 14 janvier.

Pour mémoire, avec la loi, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) disposera d'un nouvel arsenal de mesures, mais sera davantage contrôlé. Ses agents pourront surveiller des communications, observer des faits dans des lieux privés ou perquisitionner secrètement des systèmes informatiques et y installer des "chevaux de Troie".