Parlementaires victimes d'une attaque pirate sur Twitter

Plusieurs parlementaires fédéraux, à l'instar de Jacqueline Fehr (PS/ZH), Yvonne Gilli (Verts/SG) ou Pirmin Bischof (PDC/SO), ont découvert lundi que leur compte Twitter a été piraté.
07 août 2015, 11:58
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Deux heures de panne jeudi pour le réseau social Twitter.

Les comptes Twitter de plusieurs parlementaires fédéraux ont été piratés lundi. Les abonnés des conseillères nationales Jacqueline Fehr (PS/ZH), Yvonne Gilli (Verts/SG) ou du conseiller aux Etats Pirmin Bischof (PDC/SO), par exemple, ont découvert des messages en anglais vantant les mérites d'un produit miracle pour perdre du poids.

Premier à réagir, le conseiller national Stefan Müller (PDC/SO) a pris l'attaque virtuelle avec un certain humour. Et d'écrire sur son compte: "Hier encore j'écrivais un tweet médisant sur l'ambassade américaine, aujourd'hui (pour la première fois) touché par un spam. Le hasard. Cela arrive."

"Ce genre d'incidents est ennuyeux, c'est le revers des technologies modernes", a déclaré M.Müller. Il suffit de changer le mot de passe permettant d'accéder à son compte Twitter et l'affaire est close, selon lui.

Pirmin Bischof, peu actif sur ce réseau social, se demande pour sa part s'il ne veut pas fermer son compte. "En tout cas, je peux vous assurer que malheureusement, contrairement à ce qu'affirme le tweet piraté, je n'ai pas perdu quatre kilos en deux semaines", a-t-il plaisanté.

Consignes

Les services du Parlement donnent certaines consignes de sécurité aux élus fédéraux. Ils ont ainsi récemment conseillé d'éviter la dernière mise à jour pour l'iPhone, le système n'assurant pas encore la sécurité requise. Twitter, qui relève davantage de la sphère privée puisque seule une centaine de parlementaires sur 246 y ont créé un compte, n'a en revanche pas été thématisé, a précisé Stefan Müller.

Ce n'est pas la première fois que des élus des Chambres fédérales subissent une attaque virtuelle. Ainsi, en décembre dernier, le conseiller national Jacques-André Maire (PS/NE) s'était lui aussi retrouvé involontairement à faire de la publicité pour un produit amaigrissant.